N’oubliez pas les impôts !

Retenez que votre statut d’étudiant ne vous exonère pas d’impôts. En effet, si vous recevez des revenus vous devez les déclarer, seul ou étant en rattaché à vos parents.


Au niveau local, vous serez soumis à la taxe d’habitation si « vous occupez un logement dont vous avez l’usage privatif », c’est-à-dire qu’à moins d’occuper un logement dépendant du Crous (type cité U) ou une chambre meublée chez l’habitant sans entrée distincte, vous devrez payer cette somme qui est calculée selon la surface, la qualité du logement et son emplacement. Cette grosse sortie (prévoyez 1 mois de loyer) débarque courant septembre-octobre sous forme d’un avis d’imposition établi au nom de la personne qui occupe le logement au 1er janvier de l’année : à payer même si vous avez déménagé le 2 ! Vous pouvez obtenir un allégrement, si le logement que vous occupez constitue votre résidence principale et si vous êtes non imposable ou faiblement imposable à l’impôt sur le revenu.
Pensez également aux autres impôts locaux : taxe d’enlèvement des ordures ménagères, taxe de balayage. Si elles concernent en 1er lieu les propriétaires chaque 1er janvier, sachez qu’ils peuvent en obtenir le remboursement auprès de leurs locataires... donc vous ! Parlez-en avant de signer votre bail... Et pour les téléphages, n’oubliez pas la redevance audiovisuelle, à payer même si votre poste vous a été prêté ou loué !



Vos 1ers impôts Jusqu’à vos 18 ans, vous êtes rattaché fiscalement à vos parents. Passé cet âge, vous avez 2 solutions : faire votre propre déclaration (imposition distincte) ou rester rattaché au foyer fiscal familial (rattachement).

 1. Si vous disposez de revenus personnels ou d’une pension alimentaire, une déclaration distincte de celle de vos parents peut être avantageuse. Dans ce cas, vous déclarez vos revenus à l’adresse de votre domicile d’étudiant. L’État accorde une déduction fiscale sur les pensions alimentaires à condition de ne pas dépasser un certain seuil.

 2. Même si vous n’habitez plus chez vos parents, vous pouvez opter pour le rattachement au foyer fiscal de vos parents (ou de l’un d’eux en cas de séparation). La déclaration de vos parents devra inclure les revenus que vous avez perçus au cours de l’année, ils payeront donc pour vous. L’étudiant représentant une demi-part fiscale, les parents payent alors moins d’impôts. L’État accorde une autre réduction d’impôts par enfant inscrit dans l’enseignement supérieur (environ 850 €) et si vous avez moins de 20 ans, ce rattachement permet de continuer à bénéficier des allocations familiales.

 Déclarez : Les salaires perçus toute l’année, les bourses d’études allouées pour des travaux ou des recherches déterminées, les allocations d’année préparatoire, les allocations d’IUFM et les indemnités de stage (si ce dernier est facultatif ou s’il est obligatoire mais de plus de 3 mois). Pour les étudiants indépendants fiscalement, la pension alimentaire versée par les parents.


 Ne déclarez pas : Les bourses d’enseignement supérieur versées par l’État ou les collectivités locales.

Elise Pierre